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Avec la crise, le consommateur remet en question la valeur des marques

4-yaourts-carrefour-yoplaitA mesure que la conjoncture s’assombrit, l’attachement des consommateurs aux marques va-t-il être remis en question ? Les clients, plus soucieux de leurs dépenses, se demandent quelle est la valeur de telle marque. Mérite-t-elle leur fidélité ? Son prix est-il justifié ? Ces questions préludent désormais à chaque décision d’achat.

Nombre de marques se sentent ainsi menacées par les nouvelles attitudes des consommateurs. “Il y a un phénomène de déstabilisation fondamentale des gens confrontés à la crise. Il y a un “reset” des valeurs, comme lorsque l’on réinitialise son ordinateur”, note Maurice Lévy, président du groupe publicitaire Publicis, qui évoquait il y a peu “la fin de l’hyperconsommation”.

Denis Gancel, de l’agence de communication W & Cie, souligne, lui, que la crise est née de la faillite d’un système financier fonctionnant avec des instruments abstraits : “Cela a provoqué une crise de l’intangible. Or les marques ont deux moteurs, l’un tangible, l’autre intangible. La crise est donc très pernicieuse pour les marques.”

Ces remises en cause se traduisent de façon très concrète. “Même les gestes les plus usuels, comme acheter un shampoing, sont remis en question : le consommateur se demande “quelle est l’utilité de ce produit, ai-je fait le bon choix ?”", constate Loïc Tassel, le PDG du fabricant de produits d’entretien et d’hygiène Procter & Gamble en France.

Surtout, le prix est-il juste ? Le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc) a mené un sondage sur ce sujet. Résultat, pour les consommateurs interrogés, seuls le prix du café équitable et celui de la Logan de Renault-Dacia sont justifiés. Autant 80 % des sondés considèrent comme “justes” les prix des marques de distributeurs (MDD), autant 70 % estiment injustifiés les prix des grandes marques.

Plus que jamais, le consommateur rejette le superflu. Les marques qui ont fait trop de marketing, en se focalisant par exemple sur l’habillage du produit, sans offrir de réelle valeur ajoutée, souffrent plus que les autres. Dans ce contexte, les MDD, vendues en moyenne 25 % moins cher pour une qualité souvent équivalente à celle des produits industriels, gagnent du terrain. Dans les grandes surfaces, 33 % des achats sont des MDD, contre 17 % en 1993. “Dans le secteur de la lessive, les MDD représentent 20 % du marché en valeur, dans celui des couches-culottes 40 %”, précise M. Tassel.

“C’en est fini d’un marketing où le client paie sa propre illusion”, note Jean-Noël Kapferer, professeur à HEC et spécialiste des marques. “Les enseignes de la grande distribution ont axé leur discours sur le client – “On pense à vous tous les jours” (Monoprix), “On se bat pour vous contre la vie chère” (Intermarché) -, souligne M. Kapferer, tandis que les industriels ont gardé un discours orienté sur le produit.” Les distributeurs ont créé une relation de proximité avec le consommateur, plébiscitée dans la crise.

“Cela ne veut pas dire que les marques vont disparaître”, tempère toutefois M. Kapferer. De fait, selon la société d’études MillardBrown, publiée le 29 avril, la valeur des 100 plus grandes marques mondiales a encore progressé de 1,7 % en 2008, à 1 950 milliards de dollars (1 465 milliards d’euros).

Les marques ont encore des territoires qui leur sont réservés. “Lorsqu’il y a de l’angoisse ou du plaisir, la marque garde sa légitimité”, signale Georges Chétochine, consultant et auteur du Marketing des émotions (Eyrolles, 2008, 198 pages, 25 euros). Le consommateur, qui recherche un goût original comme celui du chocolat Nutella ou de la boisson gazeuse Coca-Cola, y est farouchement attaché, estime ainsi M. Chétochine, et préfère ne rien acheter plutôt que d’être frustré par un produit qui ne correspondrait pas à ses attentes.

Certaines marques, considérées comme des valeurs sûres, tirent aussi leur épingle du jeu. “Parmi nos clients, Volkswagen, Bosch ou Damart se portent plutôt bien. Le client se dit qu’il achète des produits qui vont durer, hors des modes et du phénomène d’obsolescence rapide”, analyse Luc Wise, coprésident de l’agence publicitaire V.

Enfin, à une époque où le consommateur “zappe”, “la principale réponse des marques est de continuer à innover” pour se différencier, affirme un industriel. Et les succès de l’iPhone d’Apple ou de la console Wii de Nintendo prouvent que l’appétit des consommateurs pour l’innovation reste intact.

Article de Claire Gatinois et Laurence Girard pour Le Monde

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Comment La Redoute négocie son virage Internet

redouteSe mettre à l’heure du e-commerce sans perdre sa clientèle traditionnelle, c’est la difficile équation que cherche à résoudre la firme nordiste pour sortir de sa mauvaise passe actuelle.

Les allées et venues des camionnettes jaunes de La Poste se sont encore espacées, ces derniers mois, rue de Blanchemaille, à Roubaix. Au siège de La Redoute, première enseigne française de vente à distance, plus d’une commande sur deux a été passée via Internet en 2008. Du coup, la direction a annoncé en octobre que le service de traitement du courrier, qui occupe 91 personnes, quittera le grand immeuble de brique pour être confié à un prestataire extérieur. Une des nombreuses mesures d’un plan de réorganisation qui touchera 672 emplois sur un total d’environ 5 000 postes.

La VPC dans la tourmente. Quatre-vingt-dix ans après la diffusion de son premier catalogue, La Redoute doit tourner définitivement la page d’un modèle en déclin accéléré. Et il y a urgence. La secousse atteint d’ailleurs l’ensemble des vépécistes : pour preuve, les difficultés des 3 Suisses, en pleine restructuration, ou le récent naufrage de la Camif, en liquidation judiciaire. La filiale de vente à distance du groupe PPR, Redcats, qui coiffe La Redoute, mais aussi Vertbaudet, La Maison de Valérie et une quinzaine d’autres marques, a subi une érosion de ses ventes de 1,7% en 2008, tombant à 3,7 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires de La Redoute, estimé à 1,3 milliard, suit une courbe encore plus inquiétante : les ventes du dernier exercice ont chuté de 9%, avec une véritable dégringolade au quatrième trimestre.

François-Henri Pinault, président de PPR, a lancé un ultimatum à ses équipes : un plan d’économie de 40 millions pour 2009 et une mutation accélérée vers Internet, le seul circuit de distribution qui progresse significativement. La part de Laredoute.fr dans le chiffre d’affaires de l’entreprise gagne en effet 10 points par an depuis 2003. Le site représente désormais 55% de l’activité. Il connaît également un réel succès d’audience, avec 8,5 millions de visiteurs par mois. Ce qui en fait la première enseigne généraliste du Web et la cinquième sur l’ensemble du e-commerce.

Mais, pour la vénérable maison du Nord, tout est allé beaucoup trop vite. «Les dirigeants rappellent avec fierté qu’ils se sont convertis à Internet dès 1996, raconte un cadre du groupe. En réalité, la vente en ligne a été confiée à une bande de bidouilleurs en informatique, logés au fond d’un couloir et qu’on a regardés de haut sans chercher à anticiper la révolution qui s’annonçait.» Durant toutes ces années, La Redoute avait bien pris conscience des limites du catalogue, avec ses collections figées pendant six mois et son offre trop généraliste. Le «Big Book» devenait très lourd, face à des concurrents beaucoup plus réactifs et pertinents, capables comme un Zara de modifier leurs gammes en une semaine. Mais la réplique a mis du temps à se mettre en place. La Redoute a essayé de proposer une version allégée de son «bottin», en le déclinant en petits catalogues par familles de produits, avec des actualisations régulières sous forme de plaquettes. Cette diversification coûteuse, toujours limitée au support papier, n’a pas suffi à enrayer une dégradation des ventes que le canal numérique, privé de réelle stratégie, ne parvient toujours pas à compenser.

Distribution multicanal. Car le salut ne viendra pas d’un simple basculement sur Internet. «La mutation que doivent réussir tous les vépécistes aujourd’hui est celle d’un passage du monocanal au multicanal, explique Gilles Cohen, directeur associé chez Ineum Consulting. Même si Internet a vocation à jouer le rôle de circuit dominant, le catalogue et, dans une moindre mesure, les magasins en dur restent des supports pertinents pour mettre l’offre en valeur et recruter des clients.» La Redoute ne peut raisonnablement pas envisager de se séparer de son canal historique, consciente qu’une partie de ses clients est toujours rétive au paiement en ligne. Mais une stratégie multicanal coûte cher, car elle exige de maintenir en parallèle deux processus de production et d’organisation. Pour alléger ses coûts, l’enseigne a décidé de fermer 81 points relais, ces lieux où les clients peuvent retirer leurs colis ou passer leurs commandes. Reste que la «mise en rayon» du produit sur Internet coûte presque trois fois moins cher que dans le catalogue. Celui-ci, diffusé deux fois par an à plus de 10 millions d’exemplaires, revient à 4 euros environ l’unité. Et les photos réalisées pour sa fabrication ne peuvent pas être réutilisées sur le site : la vente sur Internet exige en effet – c’est devenu un standard – des angles de vue multiples d’un même produit. L’assortiment n’est pas non plus complètement identique : le commerce électronique suppose un renouvellement rapide de l’offre et une politique commerciale beaucoup plus réactive et agressive.

Nouvelle approche du client. La Redoute doit donc conserver une double gestion des achats et augmenter ses sources d’approvisionnement. Enfin, dans les deux cas, la clientèle visée n’est pas tout à fait la même : le consommateur internaute aime que la prise de commande s’effectue très vite et apprécie de pouvoir en suivre l’évolution en temps réel. Faire exister cette nouvelle relation clients est particulièrement révé­lateur du défi à relever par le vépéciste : réussir la montée en puissance de son activité de cybercommerçant, cela revient à se frotter à la concurrence des «pure players», les Cdiscount et les Rueducommerce.com, ces enseignes qui ont su s’imposer dans le paysage commercial uniquement via Internet.

Pour muscler sa relation clients, La Redoute a fait appel à l’éditeur de logiciels Neolane, qui équipe notamment la plate-forme Internet de la Fnac ou le site de rencontres Meetic. «Notre nouvel outil marketing nous permet, pour une même opération, de toucher un client par le catalogue, le courrier, le courriel et le téléphone mobile», détaille François Laxalt, responsable marketing Europe. Cette politique, baptisée «cross-canal», est selon lui un gage de réussite pour La Redoute, car elle permet de personnaliser les messages et crée une dynamique. «Mais il faut que l’offre s’adapte à la durée de vie du marketing électronique, un courriel devenant obsolète au bout d’une ou deux semaines.»

Valse des dirigeants. Pour piloter ce changement de cap, le groupe a placé un nouveau directeur à la tête de La Redoute, Nicolas Bernard, 50 ans, avec pour feuille de route d’accélérer le virage Internet. Un retour aux sources pour cet ESC-Lille qui a déjà dirigé l’enseigne de 2000 à 2004, avant de devenir PDG de la branche regroupant Vertbaudet, Cyrillus, Daxon, Somewhere et Ello. Même valse de dirigeants à l’étage au-dessus : Jean-Michel Noir, 41 ans, succédera à Thierry Falque-Pierrotin (parti chez le groupe Darty) début avril à la présidence de Redcats. Le fils de l’ancien ministre Michel Noir arrive auréolé de sa réussite au sein du groupe Vivarte, notamment à la tête de La Halle aux vêtements, où l’on sait ce que réactivité, adaptation au marché et dynamique commerciale veulent dire. Un regard neuf, sans préjugés, idéal pour mener la révolution.

Article Francis Lecompte sur Capital.fr

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Un zeste de marketing

panier_e-commerceEtude de cas – Il devait partir travailler aux USA après ses études de commerce international. Nicolas Clet a choisi de rester au sein de l’épicerie fine familiale.

Ses études de commerce international l’ont beaucoup fait voyager : Lyon, Paris, Marseille, Madrid, Barcelone, Londres mais encore la Belgique ou l’Amérique du Sud. Nicolas Clet, fils, petit-fils et arrière petit-fils d’épiciers, se prédestinait même à partir travailler aux Etats-Unis pour vendre du vin. Mais à 25 ans, son histoire familiale et ses racines l’ont rattrapé. « Quand je faisais mes études, il était hors de question que je reprenne la boutique de mon père. Pour moi, à sa retraite, elle allait être vendue. » Aujourd’hui, Nicolas doit bien admettre qu’il vient de mettre un pied dans l’engrenage.

Il y a un an, il a dit « bye bye » aux USA. Et il a commencé à travailler sur un projet qui allierait la tradition familiale, les terroirs et la modernité. En septembre dernier, il a déposé les statuts de son entreprise (une EURL), baptisée Clet, comme Cellier lovérien et terroir. « Depuis que je suis tout petit, j’évolue dans le magasin. Il y a six ans, on a refait tous les rayonnages. Il y a un an quand j’étais en recherche d’emploi, j’ai aussi donné un coup de main et apporté des idées. J’ai fait une liste de ce que l’on pourrait faire. Je bouillonne d’idées. Et je me suis laissé prendre au jeu », explique en souriant Nicolas.

Agitateur de papilles
Pour l’épicerie de la rue Pierre-Mendès-France fondée en 1957, il est celui qui apporte la touche marketing à l’enseigne en utilisant toutes les nouvelles technologies. La base de son travail repose sur le site Internet qu’il a créé, Cletduvin.com, qui se présente comme l’agitateur de papilles. Un site qui référence quelque 320 produits. Comme les chaînes de fast-food ou les hypermarchés ont leur service drive, Nicolas a voulu développer ce concept de la livraison rapide pour l’épicerie. Via un simple clic, les clients peuvent passer commandes par l’intermédiaire de leur micro-ordinateur et récupérer leurs achats préparés au magasin ou se les faire expédier pour les consommateurs qui n’habitent pas la région. Nicolas a déjà un fichier de 300 clients auxquels il envoie chaque semaine une newsletter qui distille les nouvelles promotions, entre autres.

L’alliance de la tradition et de la modernité
Nicolas est aussi, en effet, le Monsieur communication de la maison Clet. Outre le site Internet, c’est aussi lui qui a conçu la plaquette d’information du commerce. Via sa société, indépendante de celle de son père François, il allie ainsi la tradition avec la modernité. Stratégie commerciale, Stratégie de communication, cibles, feed-back (retour) de la clientèle font partie de son vocabulaire.

Aujourd’hui, le jeune homme ne dégage encore aucun salaire de son activité. « Il faudrait que je multiplie par dix mon activité journalière pour que ce soit rentable. » Pourtant, il est sur un rythme de 7 jours sur 7, entre son travail derrière l’ordinateur et dans le magasin. « Il faut que je me fasse connaître. La réputation de François Clet n’est plus à faire. Mais il me reste à faire la mienne. »

Article de Delphine Letainturier

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Google veut apprendre à Twitter à gagner de l’argent

google_twitterGoogle serait “très, très heureux” d’aider Twitter ou d’autres sites internet de “communication immédiate” à gagner de l’argent, a indiqué jeudi son PDG Eric Schmidt, en évoquant des pistes pour rentabiliser le site de micro-blogs.

“Twitter prouve que l’innovation se porte bien dans la Silicon Valley”, a commenté M. Schmidt lors d’une conférence d’analystes à l’issue de la présentation des résultats de Google. “Sans parler spécifiquement de Twitter”, ces sites pourraient devenir “un moyen de canaliser des informations marketing”, et à partir de ce moment là, “d’accrocher des produits publicitaires”, a-t-il relevé. “Je ne connais pas personnellement leur stratégie, mais ça me frappe que c’est là une stratégie logique pour eux, et quelque chose auquel nous serions très heureux de nous associer, avec Twitter et tous les autres acteurs de ce domaine”, a-t-il ajouté.

Des rumeurs insistantes depuis quelques semaines affirment que Google est prêt à s’emparer de Twitter, trois ans après avoir racheté le site de partage de vidéos YouTube, qu’il commence juste à rentabiliser. Au début du mois le blog technologique du journal Washington Post, TechCrunch, évoquait des négociations avancées et estimait à plus de 250 millions de dollars le montant possible de la transaction – alors que l’an dernier le réseau de socialisation Facebook aurait proposé 500 millions.

Utilisé par plus de six millions de personnes, Twitter (“gazouillis” en français) permet à ses utilisateurs d’envoyer gratuitement de courts messages à des contacts (pas plus de 140 caractères). Le site a vu sa popularité exploser depuis sa création en août 2006, mais n’a toujours pas réussi à générer des recettes.

Un cofondateur de l’entreprise, Biz Stone, a toutefois indiqué le mois dernier qu’il prévoyait de trouver cette année une façon d’engranger des revenus et pourrait proposer des services payants pour les professionnels. Il a aussi précisé que Twitter restait concentré sur sa croissance, après avoir vu son activité exploser de 900% en 2008. Les fondateurs de Twitter connaissent déjà Google pour lui avoir cédé il y a cinq ans le site de création de blogs “Blogger”. (afp)

Article AFP sur 7sur7.be

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Un peu d’humour noir sur Facebook …

Voici une vidéo sur le concept Facebook à prendre au deuxième degré et à regarder impérativement jusqu’à la fin … Film réalisé par Ambroise Carminati, étudiante Eicar. NDLR : En plus, elle vous sensibilise à la sécurité routière, d’une pierre deux coups ;-) Le Baseline n’est pas mal non plus : “FaceBook, générateur d’amis depuis 2004″

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Cloud Computing, innovation réelle ou buzz marketing ?

cloud-computingDepuis quelques mois, les annonces des fournisseurs dans le domaine du Cloud Computing s’accélèrent. Cette semaine, ce fut au tour de VMWare de dévoiler son offre vSphere, qu’elle qualifie de Cloud OS, et de Sun de mettre à disposition sur Amazon Elastic Compute Cloud (EC2) ses solutions GlassFish Portfolio et les produits de gestion d’identité OpenSource  – OpenSSO et OpenDS. Selon le fournisseur désormais propriété d’Oracle, c’est là la première étape d’une stratégie de déploiement des solutions open source de Sun sur les grandes plates-formes de Cloud Computing comme celles de Sun ou d’Amazon EC2.

On a connu la vague du client / Serveur au début des années 90 qui permettait de rattacher tant bien que mal les PC au système d’informatique de l’entreprise. Vint ensuite l’ère Internet qui déboucha sur l’e-business – la stratégie définie par IBM mais embrassée par tous les fournisseurs sous une appellation propose – et sur le SaaS, version modernisée de l’ASP qui n’avait atteint les espoirs que l’on avait porté en elle.

Aujourd’hui, tout est cloud et ce qui ne l’est pas semble désespérément appartenir au passé ;  Etre moderne c’est être cloud, tel est le message que proposent tous les fournisseurs, même ceux qui n’ont pas grand chose à offrir mais qui repassent une couche de marketing cloud sur des solutions pourtant bien classiques.

Le cloud deux fois plus cher qu’un data center traditionnel
Le cloud, version modernisée de l’informatique à la demande (de nombreuses appellations de la même solution ont été proposées par les fournisseurs) dont on parle depuis déjà plusieurs années, est en route vers la deuxième phase  de la désormais bien connue courbe du hype cycle du Gartner.

Le cabinet McKinsey propose la définition suivante du cloud computing :

Le cloud computing sont des services informatiques proposant les trois dimensions d’un data center, à savoir traitement, stockage et réseaux, où :
- La gestion du matériel est largement masqué à l’utilisateur ;
- Les coûts d’infrastructure sont de type Opex (Operating Expenses) par opposition à Capex (Capital Expenditure) [voir note du CXP : Opex versus Capex : vers la décapitalisation de l'informatique ? et le billet de Bernard Golden, CEO da la société HyperStratus : Capex vs. Opex: Most People Miss the Point About Cloud Economics] ;
- Les capacités de l’infrastructure sont très flexibles et peuvent évoluer facilement en fonction de la demande (d’où le terme Elastic Compute de l’offre d’Amazon).

Trop souvent explique de McKinsey un véritable cloud est confondu avec des services cloud. Le premier doit vérifier les trois conditions alors qu’un service cloud ne vérifie que les conditions 1 et 3. Amazon ou Azure de Microsoft sont des offres Cloud tandis que Zoho, salesforce.com ou Gmail ne sont que des services cloud.

Toutefois, dans l’état actuel des développeurs des différentes solutions, le cloud s’applique-t-il à toutes les situations ? Une étude intitulée « Clearing the Air on Cloud Computing » réalisée par le cabinet McKinsey présentée à l’occasion d’un symposium qui s’est tenu la semaine dernière conclut qu’outsourcer un data center sur un service de type cloud entraînerait un doublement du prix.

La virtualisation, première étape vers le cloud ?
Pour en arriver à cette conclusion, l’étude se réfère à la tarification de la solution Amazon EC2. Le cabinet explique que le choix d’Amazon s’explique par le fait que c’est l’une des offres les plus avancées et surtout que son fournisseur affiche ses prix (il s’agit donc de prix catalogue). Sur la base de cette étude, le coût total des fonctions du data center est évaluée à 366 dollars par mois par unité informatique (notion définie dans l’étude) comparée à 150 dollars par mois pour un data center conventionnel.

Toutefois, il faut relativiser la portée de cette étude dans la mesure où les services informatiques proposés sous forme de cloud sont encore très récents et que, concurrence et maturité technologique aidant, les coûts baissent significativement.

« L’industrie considère les bénéfices financiers du cloud computing comme acquis, mais c’est là une fausse idée », explique Will Forrest, analyste de McKinsey et auteur de l’étude. « Posséder le matériel est avantageux sur le plan financier pour la plupart des entreprises lorsque l’on prend en compte les amortissements comptables et par ailleurs les économies sur les coûts du travail en migrant un data center sur le cloud sont assez largement exagérés ». Et des mesures intermédiaires peuvent être mises en œuvre et être source de grandes économies. La virtualisation est sans doute la plus en vue actuellement. « Alors que le taux d’un serveur est en moyenne de l’ordre de 10%, il semble assez réaliste de pousser jusqu’à 35% », poursuit McKinsey. Ce qui revient finalement à diviser le coûts des matériels par un facteur 3. 

Quel type de cloud choisir ?
Data center ou externalisation sur un cloud ? Il est possible que dans 30 ans une telle question paraisse aussi étonnante que celle de savoir aujourd’hui s’il faut fabriquer son électricité ou faire appel à un fournisseur tiers. D’ailleurs, cette question est encore mal posée puisqu’il est possible de mettre en œuvre ce que l’on appelle un cloud interne. C’est d’ailleurs un des avantages mis en avant par VMWare avec sa nouvelle solution vSphere : la possibilité de migrer de manière transparente et en fonction des besoins une application d’un cloud interne vers un cloud hébergé chez un tiers. 

Dans une étude qu’il vient de publier intitulée « Which Cloud Computing Platform is Right for You ? », le cabinet Forrester tente de déterminer parmi les trois types de cloud, celui qui est le plus adapté aux applications d’une DSI : cloud public, cloud hébergé ou cloud interne. La conclusion (un peu normande, mais correspondant sans doute à la réalité complexe) : chaque option a ses avantages.

Article ITRManager.com

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Les GSM à 1€ (avec abonnement) débarquent en Belgique !

gsm_1_un_euro_abonnementLa Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) et la Fédération de la distribution (Fedis) demandent une adaptation rapide de la loi sur les pratiques du commerce à la suite de l’arrêt rendu jeudi par la Cour européenne de justice (CEJ), qui juge que l’interdiction belge de la vente couplée est contraire au droit européen.

“Le gouvernement belge doit prendre ses responsabilités de toute urgence et remplacer la loi actuelle sur les pratiques du commerce par une nouvelle loi moderne dans la ligne de la législation européenne”, indique Philippe Lambrecht, secrétaire général de la FEB, dans un communiqué.

“Nous sommes vraiment soulagés que cet arrêt débloque enfin le dossier relatif à la réforme de la loi sur les pratiques du commerce,” déclare pour sa part Dominique Michel, administrateur délégué de Fedis, dans un communiqué. “Nous demandons en effet depuis longtemps une réforme et nous espérons à présent que le commerce belge sera bientôt mis sur un pied d’égalité avec les autres pays européens.”

L’Etat belge a jusqu’à présent refusé d’adapter sa législation à la critique européenne, souligne la Fédis. “La réforme possible de la loi sur les pratiques du commerce donne en effet lieu à de profonds désaccords entre les ministres compétents, Sabine Laruelle, Paul Magnette et Vincent Van Quickenborne. Pourtant, la Belgique devra bien finir par se soumettre au prononcé de la Cour. La Commission européenne attend une réponse de notre pays pour début mai, faute de quoi elle entamera officiellement des poursuites contre l’Etat belge.”

“Suite à la confirmation par la Cour de justice européenne que les règles belges en matière d’offres conjointes sont en contradiction avec le droit européen, toute une série d’autres interdictions existantes dans notre loi belge semblent déjà condamnées à une mort prochaine: les règles strictes sur les bons de valeur, les affichages de réductions, l’interdiction des lignes payantes pour les services après-vente, l’interdiction de vendre pour plus de 250 euros par consommateur lors de la vente à domicile, etc.”, estime encore la Fédis.

Article RTL

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Internet ne doit pas se transformer en “big brother”, selon son fondateur

Le Britannique Tim Berners-Lee, l’un des fondateurs du web, a mis en garde, mercredi, contre le risque qu’internet ne devienne une immense machine de surveillance de ses usagers.

watching“Je veux être sûr que lorsque je clique sur un lien, cela restera entre moi et le site et que le fournisseur d’accès ne va pas immédiatement me cataloguer pour un usage publicitaire ou gouvernemental”, a expliqué M. Berners-Lee lors d’un congrès international sur le web à Madrid.

“Le facteur n’ouvre pas mes lettres et la compagnie de téléphone n’écoute pas mes conversations. Et pourtant l’usage qui est fait d’internet va souvent plus profondément que cela dans l’intimité”, a expliqué celui qui a été il y a 20 ans le co-inventeur du système du World Wide Web (www).

Un nouveau logiciel permet désormais aux fournisseurs d’accès à internet de diffuser des publicités à leurs clients en fonction de l’historique de leurs navigations sur le net.

Plusieurs fournisseurs d’accès britanniques, dont BT et Virgin Media, ont indiqué qu’ils envisageaient d’utiliser ce logiciel destiné à rendre le web financièrement plus rentable grâce à l’argent de la publicité.

vie-priveeM. Berners-Lee s’exprimait dans un débat organisé dans le cadre du 18e Congrès international World Wide Web, auquel a également participé l’Américain Vinton Cerf, autre père fondateur d’internet.

Avec d’autres scientifiques du Centre européen de recherche nucléaire (Cern) près de Genève, Berners-Lee a mis au point en 1989 le World Wide Web pour permettre à des milliers scientiques dans le monde de communiquer.

Ce système qui permet de simplifier le processus de recherche d’information sur internet, a ensuite connu un succès fulgurant à partir du moment où le Cern a décidé, au début des années 90, de ne pas en percevoir de royalties.

Le Congrès international World Wide Web qui réunit jusqu’à vendredi à Madrid plus de 1.000 scientifiques, professionnels et experts de l’internet, est une manifestation annuelle, se déroulant à chaque fois dans une ville différente, pour favoriser la recherche et le débat sur le web.

Internet, 20 ans déjà mais encore qu’un bébé, selon ses créateurs

En 20 ans d’existence, Internet a révolutionné le quotidien de millions de gens dans le monde. Mais la toile n’en est encore qu’à ses balbutiements, estiment ses principaux créateurs réunis à Madrid.

L’accès au web dans le tiers monde, le développement de ses applications dans la téléphonie mobile et sa croissance tentaculaire inachevée représentent les nouvelles frontières de la toile, selon ces chercheurs participant au 18e congrès international World Wide Web qui s’achève vendredi.

“Le web que j’ai envisagé n’a pas encore vu le jour. L’avenir est encore beaucoup plus vaste que le passé”, a déclaré le Britannique Tim Berners-Lee, l’un des fondateurs du web, à un séminaire sur le futur d’Internet.

A peine 23% de la population mondiale utilise actuellement Internet et son usage est beaucoup plus élevé dans les pays développés, selon l’Union internationale des télécommunications (UIT). En Afrique par exemple, à peine 5% de la population utilise Internet, selon un rapport publié le mois dernier par cet organisme des Nations unies.

Mais cette situation change déjà, en particulier dans les pays en développement, où l’accès à Internet par téléphone mobile décolle, ne rendant plus nécessaire d’utiliser un ordinateur pour surfer, relève l’Américain Vinton Cerf, autre père fondateur d’Internet.

Dans le futur “nous aurons plus d’Internet, plus d’usagers, plus d’accès via la téléphonie mobile, plus de vitesse, plus de contenus en ligne et plus d’appareils domestiques contrôlables par Internet”, déclare Vinton Cerf, un des vice-présidents de Google.

Le Belge Robert Cailliau, qui a conçu le Web avec Berners-Lee en 1989, il y a tout juste 20 ans, estime que l’augmentation future du volume d’informations en ligne et du nombre de personnes y ayant accès aidera à développer de nouvelles technologies et à apporter des solutions à des problèmes globaux.

“Quand toutes les données seront en ligne, l’humanité aura franchi un pas formidable pour régler ses nombreux problèmes”, estime ce scientifique.

L’Internet a déjà permis de développer des modes de commerces qui n’auraient jamais vu le jour sans lui, il a dopé l’alphabétisation et l’apprentissage et rapproché les gens grâce à des modes de communication moins chers, s’enorgueillissent ses chers parents.

“Nous n’avons jamais, jamais dans l’histoire de l’humanité eu accès à tant d’informations, si rapidement et si facilement”, relève Vinton Cerf.

Avec l’aide d’autres chercheurs du Centre européen de physique des particules (Cern), Berners Lee et Cailliau ont mis en place le Web en 1989 pour permettre à des milliers de scientifiques à travers le monde de partager leurs données.

La technologie “www” (world wide web) — qui simplifie le processus de recherche d’informations sur la toile — a connu un succès fulgurant à partir du moment où le Cern a décidé, au début des années 90, de ne pas en percevoir de royalties.

“Nous n’imaginions pas alors un réseau de personnes, mais un réseau de documents”, se rappelle Dale Dougherty, fondateur du GNN (Global Network Navigator), le premier portail web de l’histoire et premier site internet soutenu par la publicité.

Le nombre de sites internet a ensuite explosé, passant d’à peine 500 en 1994 à plus de 80 millions actuellement, avec une croissance fulgurante des blogs, ces sites personnels auto-alimentés par des usagers de la toile.

Article RTLinfo.be

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Un guide des bonnes manières sur Facebook : la vidéo

facebookDes sympathiques utilisateurs de Facebook ont réalisé un film style « années 50 » sur les bonnes manières à adopter sur le réseau de socialisation.

Découvrez Alice, personnage réalisé par le groupe Your Tango. Alice est une jeune femme bien élevée, qui après une journée de boulot se met devant son ordinateur pour savoir ce que son petit ami, Timy, a fait pendant la journée.

Et là , malheur, elle se rend compte que Timy a changé son statut : passant de « en couple » à « célibataire ».

Timy a enfreint la règle numéro 1 de Facebook : « Ne changez pas votre statut sans consulter l’autre personne ».

Ce petit film est remplit de règles dans le genre, le tout tourné d’une manière très sympathique. Mais ce film se veut être, avant tout, un manuel des bonnes manières sur le site de socialisation.

N’attendez plus, découvrez l’histoire d’Alice et de Timy et devenez un bon utilisateur de Facebook.

Article RTLinfo.be

Un guide des bonnes manières sur Facebook – Nouvel Obs
Une vidéo réalisée par l’équipe de YourTango résumant les principales règles de savoir-vivre à respecter sur Facebook.
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Pumbby va rémunérer la publicité sur les téléphones mobiles en France

mobilemarketingLe groupe belge vient de lancer, ce jeudi, une offre permettant aux utilisateurs de téléphones portables d’être rémunérés pour recevoir de la publicité. 12.000 personnes se sont déjà abonnées.

Etre payé pour recevoir des publicités sur son mobile. C’est l’offre inédite que vient de lancer ce jeudi, en France, le groupe belge Pumbby. Le principe est simple : l’utilisateur doit s’inscrire sur le site de la société, donner des informations sur ses centres d’intérêts (pour que la publicité soit aussi ciblée que possible), et choisir le nombre de publicités qu’il accepte de recevoir par jour. Il peut ausi spécifier les moments où il ne veut pas être dérangé (le soir ou le week-end, par exemple). Les abonnés au service reçoivent ensuite des publicités sur leur téléphone sous différentes formes : SMS, messages multimédia ou vocaux… Le tout pour un “salaire” de 10 à 35 centimes d’euros par publicité.

Ouverte aux inscriptions depuis lundi, l’offre – qui cible surtout les 16-35 ans – a déjà séduit 12.000 membres. “Nous espérons avoir deux à trois campagnes publicitaires par semaine d’ici la fin de l’année, et 60.000 membres”, a indiqué Jean-Paul De Ville, fondateur de Pumbby, qui vise un chiffre d’affaires de 2,5 millions d’euros.

Pumbby a lancé une offre identique au début 2008 en Belgique. En un an, celle-ci a conquis pas moins de 183.000 abonnés, qui ont empoché environ 156.000 euros au travers de cent campagnes publicitaires.

Article La Tribune

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